Dans le fond
Éducation

Écoles : la pénurie qui ne se résorbe pas, et des murs qui s'effritent

Le budget 2026 maintient les dépenses en éducation et ajoute 74 M$ contre la pénurie de personnel. Mais des postes restent vacants — près de 5 % au centre de services scolaire de Montréal — et la vétusté des bâtiments s'invite dans le débat.

Sources visiblesEn évolution16 juin 20266 min
Dans le fond

La pénurie de personnel — enseignants, professionnels, personnel de soutien — fait couler de l'encre depuis plusieurs rentrées. Le budget 2026-2027 ajoute 74 M$ pour la contrer, dont 53 M$ pour inciter des retraités à revenir et payer la suppléance, et maintient les autres dépenses pour « stabiliser » le réseau. En parallèle, l'état des écoles (vétusté, moisissures) revient régulièrement dans l'actualité, et l'opposition reproche au gouvernement d'en faire trop peu.

Ce qui s’est passé

Dans son budget, le gouvernement a maintenu les dépenses en éducation et ajouté 74 M$ pour pallier la rareté de main-d'œuvre, qui « affecte la capacité du réseau à maintenir des services de qualité ». L'enseignement supérieur reçoit 392 M$ pour la formation et la valorisation du génie et des TI. Le réseau scolaire poursuit par ailleurs un plan de reconstruction des écoles les plus vétustes. Au centre de services scolaire de Montréal, près de 5 % des postes d'enseignants étaient vacants à la dernière rentrée.

Pourquoi ça compte

L'école est le service public le plus universel : la qualité de l'enseignement et l'état des bâtiments touchent directement des centaines de milliers d'élèves. Or stabiliser un réseau en pénurie chronique, tout en rénovant des écoles vieillissantes, exige des moyens et une planification que les syndicats et l'opposition jugent insuffisants.

Ce qu’on sait

  • Le budget ajoute 74 M$ contre la pénurie, dont 53 M$ pour retraités et suppléance.

  • L'enseignement supérieur reçoit 392 M$ pour la formation.

  • Près de 5 % des postes d'enseignants étaient vacants au CSSDM à la dernière rentrée.

Ce qu’on ne sait pas

  • Le nombre net de postes vacants à l'échelle du Québec pour la rentrée 2026.

  • Non confirmé

    Le calendrier de reconstruction des écoles cotées les plus vétustes.

  • L’effet réel des mesures (retraités, suppléance) sur la pénurie.

Qui dit quoi

Comparaison : ce que disent les acteurs et ce que montrent les documents.
ActeurCe qu’ils disentCe que montrent les documentsCertitude
Gouvernement (Éducation)Le budget stabilise le réseau.74 M$ ajoutés, surtout pour retraités et suppléance.Non confirmé
Syndicats (CSQ)L'instabilité du financement mine le réseau.La pénurie touche enseignants, professionnels et personnel de soutien.Non confirmé
OppositionLe gouvernement ignore la vétusté des écoles.Le plan de reconstruction vise les bâtiments les plus dégradés.Non confirmé

Les sources

À surveiller

  • Les chiffres de postes vacants à la rentrée 2026
  • L'avancement du plan de reconstruction des écoles vétustes
  • L'éducation comme enjeu de la campagne électorale