Tarifs américains : le quart des exportations québécoises désormais touché
Malgré l'exemption pour les produits conformes à l'ACEUM, les tarifs américains sur l'aluminium, l'acier et le bois d'œuvre fragilisent des secteurs clés. Depuis le 6 avril, la part des exportations québécoises visée est passée de 17,4 % à 24,2 % — et la révision de l'ACEUM, le 1er juillet, ajoute de l'incertitude.
Les produits conformes à l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) restent exemptés, mais des tarifs sectoriels frappent l'aluminium, l'acier, le cuivre et le bois d'œuvre — des secteurs majeurs au Québec, d'où provient la quasi-totalité de l'aluminium primaire canadien. Depuis une modification entrée en vigueur le 6 avril, près du quart des exportations québécoises sont touchées. La révision de l'ACEUM, prévue le 1er juillet 2026, pourrait raviver la volatilité.
Ce qui s’est passé
Washington a modifié ses droits sur les métaux : le tarif s'applique désormais à 25 % sur la valeur totale du produit (et non plus seulement sur le contenu métallique), ce qui désavantage les fabricants de produits à plus forte valeur ajoutée. La part des exportations québécoises visées par un tarif est passée de 17,4 % à 24,2 %. La Cour suprême des États-Unis a invalidé en février une partie des tarifs de la présidence, mais les tarifs sectoriels (métaux, bois) demeurent. Ottawa a mis sur pied un fonds d'aide et le Canada diversifie ses marchés d'exportation.
Pourquoi ça compte
Des milliers d'emplois québécois — en région notamment — dépendent de l'aluminium, de l'acier et du bois d'œuvre. Les tarifs renchérissent les produits québécois sur leur principal marché, fragilisant des industries entières. Et l'incertitude entourant la révision de l'ACEUM rend la planification difficile pour les entreprises.
Ce qu’on sait
- Confirmé
Les produits conformes à l'ACEUM sont exemptés; les tarifs sectoriels (métaux, bois) demeurent.
- Confirmé
Depuis le 6 avril, le tarif sur les métaux s'applique à la valeur totale du produit.
- Confirmé
La part des exportations québécoises touchées est passée de 17,4 % à 24,2 %.
La révision de l'ACEUM est prévue le 1er juillet 2026.
Ce qu’on ne sait pas
- Non confirmé
L'issue de la révision de l'ACEUM et son effet sur les tarifs.
L'ampleur réelle des pertes d'emplois par secteur et par région.
- Non confirmé
Les prochaines décisions tarifaires de Washington.
Qui dit quoi
| Acteur | Ce qu’ils disent | Ce que montrent les documents | Certitude |
|---|---|---|---|
| Québec (Économie) | Effets « limités » à première vue, mais métaux et bois fragilisés. | Près du quart des exportations sont désormais touchées. | Non confirmé |
| Ottawa | Fonds d'aide; diversification des marchés. | Les exportations hors États-Unis ont augmenté en un an. | Non confirmé |
| Économistes (Desjardins) | Le Québec est deux fois plus frappé qu'avant. | La révision de l'ACEUM annonce de la volatilité. | Non confirmé |
Les sources
« Le Québec de plus en plus frappé par les tarifs »
17,4 % → 24,2 %, changement du 6 avril.
À surveiller
- La révision de l'ACEUM1er juillet 2026 · 1 juillet 2026
- Les prochaines décisions tarifaires américaines
- L'effet sur l'emploi dans les régions productrices